Bonjour monsieur,
Je me permets de vous écrire pour signaler "l'entrefilet" de ce matin au journal de 9h concernant les "2 tués par l'armée dans "un camp de réfugié palestinien".
Deux remarques: les nombreux camps de réfugiés de Cisjordanie ont tous des noms et sont quasiment tous liés à des villes, par exemple le camp de Balata est situé aux portes de Naplouse.
Le camp de Jénine, à l'entrée de Jénine etc..;
Ne pas nommer c'est refuser de faire exister.
Seconde remarque: la presse israélienne et internationale a signalé que dès le lendemain du début des négociations bilatérales et sans préalables le camp de Jénine était attaqué par l'armée qui y cherchait des personnes à arrêter (vous voyez je surveille la neutralité mon vocabulaire) et qu'il y avait eu des affrontements avec la population du camp.
Ce type de raid semble s'être produit dans plusieurs camps avec le même argument .
J'aurais tendance à penser qu'il s'agit de la belle politique coloniale de la carotte et du bâton: on fait semblant de discuter avec vous sous la pression américaine, mais on rappelle en même temps partout qui est le maître.
En fait j'ai fais la recherche dans la presse écrite sur internet et j'ai trouvé : il s'agit du camp de Qalandia: la porte blindée de Jérusalem avec le plus grand check point de Cisjordanie qui interdit l'entrée dans la ville à tous les palestiniens de Cisjordanie.
La journaliste de France Inter devrait lire l'info de Ouest France en copie ci-dessous en comparaison.
Elle peut être tranquille: son info formulée comme elle a choisi de la formuler, sans le contexte des négociations, sans noms, sans détails, "çà passe" et elle croit sans doute avoir fait son métier. Pour moi en tous cas," çà ne passe pas! "
Je vous remercie de votre attention.
bien cordialement,
Michèle Sibony
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