Au final, qu'en a-t-il été ? Paillettes, star system et révolutions populaires sont- ils compatibles ? Vieux débat...
Pour l'Egypte, des centaines de personnes ont signé une lettre ouverte récusant l'invitation faite à l'ambassadeur Nasser Kamel, laudateur du régime Moubarak, pour représenter la révolution du 25 janvier. Pendant que la police recevait l'ordre de tirer sur les manifestants, causant de nombreuses victimes place Tahrir et ailleurs en Egypte, l'ambassadeur justifiait dans les médias français la répression meurtrière et parlait de "liberté d'expression totale"... Finalement, il n'est pas intervenu sur la Croisette.
Par ailleurs, la présentation de "Dix-huit jours", un film signé par une dizaine de cinéastes égyptiens, a provoqué une polémique intense sur les compromissions de certains réalisateurs ou acteurs avec le système Moubarak. Suffit-il d'avoir été sur la place Tahrir pour être du "bon côté" de la révolution ? Que penser de la "chasse aux sorcières" contre les "collabos" ? Et quel rôle le cinéma a-t-il joué, ou peut-il jouer, dans la révolution culturelle en cours ?
Pour en discuter, le Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien vous invite à une rencontre avec le cinéaste Yousri Nasrallah, de retour de Cannes.
